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Le capital au XXIème siècle

de Thomas Piketty par Constance de Ayala

publié le 18/10/2016

En lisant ce résumé, vous apprendrez que la très inégale répartition mondiale des richesses au XXIème siècle risque de s’amplifier dans des proportions inquiétantes si rien n’est tenté pour freiner cette tendance.

Vous découvrirez également que :

- le capital, à toutes les époques, a tendance à se concentrer dans un petit nombre de mains ou de pays ;

- seule une succession de guerres mondiales et de crises a permis de redistribuer les richesses de façon plus équitable ;

- une forte croissance permet un accès plus égalitaire à la richesse, mais ce n’est qu’une solution de court terme

- aucun phénomène naturel n’a jamais permis de contrôler ou limiter l’accumulation de capital ;

- seul un impôt progressif sur les patrimoines permettrait de freiner les inégalités dues au capitalisme.

Le Capital au XXIème siècle est un travail ambitieux : il dresse, pour la toute première fois, un panorama mondial de la répartition des richesses du XVIIIème siècle à nos jours, à partir de l’ensemble des données internationales les plus fiables sur les revenus et les patrimoines.

Auparavant, la plupart des économistes qui ont marqué l'histoire, de Malthus à Kuznets, en passant par Marx, manquait non seulement de recul mais aussi de sources fiables…, quand ils n'utilisaient pas ces dernières à des fins idéologiques ou politiques.

Or, il apparaît clairement que, sur trois siècles, la répartition des richesses est autant liée à des facteurs économiques qu’à des choix politiques et sociaux.


Biographie de l'auteur

Thomas Piketty est un économiste français né le 7 mai 1971 à Clichy. Après de brillantes études qui le conduisent à l’École normale supérieure, il prépare une thèse à l’EHESS et à la London School of Economics, et obtient un doctorat en sciences économiques. Son travail de doctorant intitulé "Essais sur la théorie de la redistribution des richesses" obtient le prix de la meilleure thèse en 1993. Il enseigne ensuite au MIT, puis revient faire des recherches au CNRS avant d’être nommé directeur d’études à l’EHESS. En 2005, à la demande du gouvernement, il crée l’École d’économie de Paris dont il prend la direction. Considéré comme l’un des plus importants économistes du monde, ses ouvrages sur l’origine des inégalités alimentent le débat public. En 2013, son livre "Le Capital au XXIe siècle" obtient un succès phénoménal. Traduit dans de nombreuses langues, il est considéré comme l’un des plus importants ouvrages sur l’économie du XXIe siècle.

Commentaires :

hugopon
2018-05-04 23:47:16
Cet économiste tente d’expliquer ce que la grogne sociale de ces 30 dernières années ne permet pas de démontrer scientifiquement : un accroissement des inégalités et les raisons qui l’entraînent.
olivier.beaunay
2017-08-16 01:48:45
Pédagogique
philippejb
2017-06-23 16:31:22
Bon résumé cela théorie économique défendu par Piketty
rolland
2017-06-18 20:32:28
Piketty a une vue neutre et objective démontrant l'absurdité de mme Liliane Bettencourt s'enrichissant bien au-delà de la contribution d'un Bill Gates, ce qui laisse à réfléchir.
kougelopf67
2017-04-02 10:43:55
Difficile de résumer 900 pages en dix en donnant des exemples. Il faut être un brillant économiste pour réussir un tel effort de synthèse ou l'auteur lui-même.
mathieu.ades
2017-03-25 11:17:42
Très intéressant et bien résumé.
gautierromain
2016-12-14 22:30:48
Synthétique et puissant
tikilgs
2016-10-19 10:42:19
1: Que le capital a toujours eu tendance à se concentrer dans un petit nombre de mains ? (FAUX, ce résultat dépend des cycles économiques et de statistiques nationales alors que le capital est mondial, seules des stats mondiales ... ) 2: Seuls des évènements violents (guerres ou crises) ont permis de redistribuer les richesses équitablement (le mot permis est inadapté : quand tout est cassé... tout le monde souffre) 3: Aucun phénomène naturel n'a jamais permis de réguler l'accumulation du capital (ce qui n'est pas naturel c'est la connivence et la collusion entre les rentiers et les états-politiques. Le niveau national est l'empêcheur de concurrence, les salariés insiders alliés objectifs des capitalistes nationaux et des politiques, voir Alstom ou Florange. ) 4. Ce qui compte c'est le revenu median d'une communauté, et sa capacité à négocier avec les entreprises du monde entier pour créer, dans son territoire, de bons emplois pérennes et payer de bons impôts en échange de services apportés par cette communauté et ses membres. 5. les stats sur la richesse en comptant les résidents ayant des patrimoines dans le monde entier, notamment dans les pays à croissance rapide et en les comparant à la croissance locale est ABSURDE. La meilleure façon de les améliorer est de faire fuir les très riches ... par exemple en Suisse ou le niveau de vie est + 50% par rapport à la France et le taux d'emplois le plus élevé du monde. ​Il s'avère que j'ai lu et annoté 2 fois Piketty, avant son succès "politique" aux USA, et discuté avec lui... et que son livre, s'il contient un très gros travail statistiques mondiales de 20 ans, contient bcp d'approximations dans les courbes mises en avant et dans les mécanismes. Faites lire Zimmern http://www.irdeme.org/ à vos adhérents : (dans les pays et territoires où la connivence n'est pas trop forte) les très riches ne le sont pas longtemps et la majeure partie des riches sont des entrepreneurs de longue durée et créateurs d'emplois (en proportion de leur richesse)... Il manque à votre résumé sur un pitch politique, une vraie recension bien faite et non politique.